| |
La science de la chromothérapie
LA TEINTURE VÉGÉTALE
Préparation de la laine
Mordançage
Quelques recettes pour 100g de laine
La science de la chromothérapie
est aussi une très ancienne technique thérapeutique énergétique
utilisant les propriétés des couleurs. Dès les
anciennes civilisations nous en avons la trace, c'est plus récent
: dans l'antiquité Grecs, Romains, Egyptiens, Indiens, Tibétains,
Chinois, Amérindiens se soignent et traitent certains symptomes
par les couleurs, par l'énergie qu'elles diffusent.
Les Amérindiens appellent les couleurs "la médecine
de l'arc en ciel" elles sont présentes dans les rituels,
les talismans et les prières. Ce "pouvoir-médecine"
des couleurs représente la capacité à utiliser
de façon curative, pour le corps et l'esprit, les forces énergétiques
de la nature. Pour les bouddhistes les couleurs sont reconnus comme
des fenêtres à travers lesquelles on voit la nature essentielle
de l'être. Le Feng Shui attire l'attention sur la couleur des
vêtements, des tapisseries, des bijoux, des pierres précieuses
(voir la fiche). Les Egyptiens construisent des temples ou les chromothérapies
avaient lieu.
De manière générale pour les attributs des fonctions
des couleurs il est plus facile de se reporter aux 7 centres énergétiques
situés le long de la colonne vertébrale, cette connaissance
vient d'Inde et est utilisé par ceux ont une pratique du yoga
, ainsi que par la médecine aryuvédique. Avec la connaissance
de l'influence des vibrations colorés (effets négatifs
ou positifs) on peut choisir soigneusement la couleur des étoffes
en fonction de nos besoins, principe de la chromothérapie.
L'Indigo
: aide à comprendre intuitivement beaucoup de choses. Celui
qui rejette cette couleur manque souvent d'entrain. Il peut aider à
prendre ses responsabilités.
Le Violet : c'est s'ouvrir à la spiritualité, intérioriser
d'avantage. On utilisera le violet si pour le respect de sa vie intérieure,
si l'on a une dévalorisation de soi même.
Le Bleu : pour être détendu on le préfèrera
pâle, pour se destresser, pour se donner la capacité de
s'exprimer pleinement, pour aider à écouter les autres
et devenir patient, pour avoir confiance en ses talents. Face aux autres,
la crainte d'être mal à l'aise ou des jugement, porte volontier
du bleu.
Le Vert : aidera à être dénués de
conflits et de doutes, à aimer l'amour pour l'amour, la joie
pour la joie, à donner sans attendre de retour, à apprendre
tout faire avec le cur. Le vert aide à être lucide
et permet de franchir les aléas de la vie. Le vert calme et apaise
la surexcitation.
Le Jaune : est bon pour le psychisme. Le jaune détend,
égaie, tranquilise et aide à maîtriser les pulsions.
L'onde vibratoire du jaune aide à la concentration. Sur le plan
physique elle oriente la digestion. Dans la médecine chinoise
le jaune est associé à l'estomac et à la rate.
L'Orange : porter de l'orange c'est avoir envie de liberté,
d'éprouver le besoin de séduire., l'envie de créer
: c'est la couleur des créatifs. L'orange aide à se forger
sa propre opinion, à stimuler sa libido et sa spontanéité.
Le Rouge : défatigue, surtout physiquement et stimule
la circulation sanguine. Le rouge augmente la confiance en soi et permet
de prendre les choses en mains. Une couleur que l'on recommande pour
les examens ou les épreuves sportives. Il aide à apprécier
la vie matérielle : il est le symbole du plaisir de vivre. haut
de page
LA TEINTURE
VÉGÉTALE
Parmi les teintures les plus anciennes, nous relevont, comme pour beaucoup
de ce qui touche les Arts Textiles, des tissus teints chinois datant
de 3000 av. J.-C. Vers 2000 av. J-C on note la présence de la
garance et de l'indigo, en Inde et au Moyen Orient. Jusqu'au XIXème
siècle, les colorants utilisés sont tout au plus une quinzaine,
tous extraits de produits naturels et souvent d'origine végétale
:
Le rouge est extrait de la racine rampante de la rubia tinctorum, le
bleu provient de l'indigofera ou de l'isatis tinctoria, le jaune du
reseda luteola, respectivement la garance, l'indigotier ou le pastel,
la gaude. D'autres colorants sont d'origine animale comme la pourpre
extraite d'un mollusque : le murex ou le carmin obtenu à partir
d'un insecte la cochenille ou du kermès, d'autres sont d'origine
minérale les ocres, le lapis-lazuli, ou encore organique comme
les noirs de fumée et de charbon.
Les traces du " tissage au doigt " sont pleines d'incertitudes.
On peut néanmoins dire, sans trop se tromper, qu'il est cousin
germain du tressage. Teindre fibres, fils ou tissus avec des plantes
est à la portée de chacun. C'est une activité enrichissante,
agréable et peu onéreuse à réaliser. Certaines
méthodes sont complexes, peu connues et souvent perdues.
Nous avons un projet, peut-être ambitieux mais plein d'espoir,
dans le prolongement du Jardin Botannic Textile où nous
cultivons déjà de nombreuses plantes tinctoriales, serait
de cultiver en quantité suffisante garance, gaude et pastel,
pour ensuite parvenir à en extraire des plantes les colorants
selon les méthodes décrites au 18ème s. par Le
Pileur d'Appligny ou Louis-Alexandre Dambourney.
Plus simplement, nous souhaitons aussi donner envie à chacun
de se lancer dans la passionnante aventure de la teinture végétale,
avec des recettes simples utilisant les végétaux qu'aisément
on trouve en France.
Nous espérons vous sensibiliser et vous permettre de faire les
premiers pas. Pour cela nous utilisons la laine, matière la plus
simple à teindre. Les fibres d'origine végétale
ne le sont pas moins mais réclament rigueur et préparation
plus longue. La laine peut se teindre en toison, en fil ou en pièce.
Bien qu'il y ait plusieurs méthodes de mordançage de la
laine, nous utiliserons celles qui utilisent l'alun comme mordant. Mordancer
consiste à préparer la matière au moyen de l'alun,
qui aide la fibre à s'ouvrir afin de permettre aux matières
colorantes de mieux y pénétrer, pour une meilleure coloration.
Matériel utile : marmites ou fait-tout émaillés,
en inox ou en cuivre comme pour les confitures, quelques pots et bocaux
en verre (par exemple 2l), bâtons de bois ou grandes spatules
pour touiller dans les cuves ou extraire les écheveaux. En outre
on aura besoin d'une balance précise, un ou plusieurs thermomètres,
des gants de caoutchouc pour se protéger les mains (une crème
pour la peau est un plus) et surtout un brûleur à gaz pour
chauffer l'eau et les différentes préparations. haut
de page
Préparation
de la laine : la laine peut-être
teinte en toison ou en écheveaux. Dans tous les cas elle doit
être lavée et dégraissée pour que la toison
abandonne son suint. Laver en eau claire, des racines de saponaire remplacerons
avantageusement le savon, éviter de trop brasser. Ne pas faire
bouillir si on lave à chaud : la laine feutre ! Laisser refroidir
dans son bain et recommencer plusieurs fois l'opération si nécessaire.
Pour faire sécher les écheveaux, essorez-les doucement
sans les tordre. Mettre à sécher en les suspendant sur
une barre (bois ou plastique), plombez-les si nécessaire avec
des poids. haut de page
Mordançage
: avant de teindre la laine il faut la mordancer, ce qui consiste
à la traiter pour qu'elle prenne mieux la teinte. La matière
doit être mouillée avant mordançage et avant teinture.
Les produits utilisés pour le mordançage sont l'alun,
les cristaux d'étain, le bichromate de potassium, le sulfate
de fer ou de cuivre. Nous conseillons pour débuter, l'alun, incolore.
Certaines plantes, permettent de ne pas mordancer, mais bien souvent
le mordançage offrira une pureté plus grande du coloris.
Plusieurs procédés existent, nous leurs préférons
le mordançage avant teinture.
Méthode
de mordançage 1 (alun) : dissoudre la quantité d'alun
nécessaire (selon les recettes) dans 2,5 litres d'eau chaude,
mélanger soigneusement à l'aide d'une spatule. Plongez-y
la laine mouillée pour porter progressivement à 90°C.
Faites cuire 1h durant, puis laissez refroidir dans le bain de mordant.
Rincer avant teinture.
Méthode
de mordançage 2 (alun + crème de tartre*) : dissoudre
la quantité nécessaire de crème de tartre dans
1l d'eau bouillante, ajouter l'alun pour laisser bouillir quelques mn.
Refroidir avec 2l d'eau froide, y plonger la laine mouillée et
porter très lentement et progressivement à 90°C durant
60mn de mordançage à chaud.
Laisser refroidir dans son bain.
Pour certaines recettes il faut laisser reposer la laine mordancée
1 ou 2 nuits. Pour cela, on la retire du mordant, on la presse bien
et on la conserve dans un linge, à l'abri de l'air. haut
de page
Quelques
recettes pour 100g de laine :
JAUNE
Pin sylvestre : il faut 750g de branches, 15g d'alun, on peut s'abstenir
de mordancer.
Couper les branches, puis 30 mn de cuisson. Mettre l'alun dans le bain,
bien mélanger et ajouter la laine non mordancée pour 60
mn de cuisson à 90°C .
Gaude : pour 300g de grappes de graines on ajoute 4g de crème
de tartre et 12g d'alun. Mordancer la laine suivant la méthode
2 et conserver une nuit. Faire bouillir les grappes de graines pendant
3/4 d'heure, mettre la laine mordancée dans le bain en portant
lentement à 90°C et laisser cuire 1 heure.
JAUNE-ORANGE
Pelures d'oignons : avec 50g de pelures d'oignons, 15g d'alun, pas de
mordant. Mettre la laine non mordancée avec les pelures d'oignons,
laisser à 90°C 1h.
JAUNE TERNE
Sureau : prendre 200g de feuilles tombées et 5g d'alun, pas de
mordant. Cuire les feuilles pendant 1/2 h. Mettre la laine mordancée
avec l'alun, dans le bain de teinture. Laisser cuire à 90°C
60 mn
BRUN-BRONZE
Noix : avec 300g de feuilles tombées. Pas de mordant. Cuire les
feuilles pendant 30mn. Y plonger la laine non mordancée pour
90mn à 90°C.
Châtaigne : avec 750g de bogues vertes. Pas de mordant. Laisser
cuire les bogues pendant 45mn, puis plonger la laine non mordancée
dans le bain pour 60 mn à 90°C.
BEIGE-BRONZE
Chêne : pour 250g de glands avec 3g de crème de tartre
et 9g d'alun. Mordancer la laine suivant la méthode 2 pour laisser
reposer 2 jours. Cuisson des glands durant 2h, puis plonger la laine
mordancée dans le bain. Laisser mijoter pour 60 mn à 90°C
.
haut
de page
|